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blog du sculpteur Stéphane Gantelet

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164 - Théorie ---------------------------------------------------------

Publié le 10 Janvier 2015 par Stéphane Gantelet

164 - Théorie ---------------------------------------------------------

Il est possible que le chaos "soit" à l'origine. Et il "l'est" c'est sûr. Mais aussi bien c'est "avec" que la matière et le vivant s'organise. Grâce a un phénomène d'entropie il se pourrait. En se multipliant les structures de particules organisées du vivant et de la matière favoriseraient ce phénomène d'entropie il semblerait. L'entropie étant une notion abstraite permettant de "mesurer" la part de chaos dans les particules, le bordel originel serait bel et bien un socle pour la création. Je retiens donc que, peut-être, selon la théorie du chercheur américain Jérémy England sur l'origine de la vie sur terre, la capacité d'un amas de particules à s'organiser de manière à diffuser l'énergie (l'énergie du soleil captée par une feuille lui permet de réaliser une photosynthèse tout en relâchant l’énergie des ultraviolets de la lumière) est suffisant pour "être". Et le clonage, l’auto-réplication, bref, la multiplication de ces modules de particules organisées (l’homme par exemple ?) entraînerait un équilibre dans l’entropie expliquant sa “résistance” dans la durée à vivre. Impossible pour moi de ne pas faire de raccourcis basée sur cette théorie que j’ai à demi comprise et d’oser un parallèle avec la création artistique. En effet, ce chaos d’idée floues et de désirs au départ d’une création artistique, foyer de toutes les énergies pour s’atteler à une recherche aussi essentiel que dérisoire, trouverais de la sorte un chemin pour “être avec”. Un truc donc qui à l'issu du travail, irrigué par l'énergie du travail, tient debout tout seul, plus ou moins durablement. Mais ce que je retiens surtout c’est que si l’édifice tiens le coup ce n’est pas du fait de sa force mais plutôt du fait de sa capacité à irriguer le monde. Et donc d’une certaine manière à se répliquer. Bien sûr c’est un peu court mais je trouve ça agréable à penser. Symboliquement en tout cas ça me parait assez juste dans la mesure où la confrontation avec une œuvre marquante nous “marque”. C’est à dire qu’elle laisse sa trace, une trace durable dans l’esprit. Partant de là elle est porteuse d'énergie pour l’esprit en question puisqu’elle entraîne questions, sensations ou désirs. Non?

Plus concrètement, il faut être concret parfois, il faut finir un post de manière concrète, je désir finir ce post concrètement, j’ai le plaisir de vous annoncer que le jeu vidéo littéraire (FPS) que nous avons concocté tout les deux avec l’auteur Juliette Mézenc et avec plusieurs classes d’élèves dans le cadre d’une résidence d’écriture au centre des arts d’Enghien est en ligne sur nos sites respectifs et s’appelle ‘Nous sommes tous des presquîles”. Il préfigure un jeu plus vaste que nous préparerons durant les deux années à venir autour du texte de Juliette du “Journal du brise-lames” (lires des extraits sur le site de Juliette). Jouez, c’est gratuit !


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