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blog du sculpteur Stéphane Gantelet

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181 - 123D Terre

Publié le 24 Février 2017 par Stéphane Gantelet

Jeu vidéo littéraire _ 123D Terres

Jeu vidéo littéraire _ 123D Terres

En voyant les enfants de Carriet (Lormont - Bordeaux) jouer à 123D Terres j'ai réalisé que je n'en ai jamais parlé. Trop pris par la réalisation technique. Pas le temps. C'est dommage je me dit. Alors voila. J'en parle:

  • 1.2.3.D Terres est un FPS littéraire : le lecteur évolue en caméra subjective dans un environnement virtuel où lire/voyager fait gagner des points de vie. C’est donc un jeu vidéo d’un nouveau genre. Il n’est pas question ici de tuer des zombies mais plutôt d’arpenter un paysage, contempler, écouter ou lire des textes. 1.2.3.D Terres a été créé en 1 mois avec 12 participants, adultes et adolescents, lors d’ateliers d’écriture et création 3D dans les médiathèques Mitterrand à Sète (34) et Montaigne à Frontignan (34) entre octobre et novembre 2016. Ce jeu a donné lieu à une restitution publique le vendredi 2 décembre à la médiathèque Montaigne de Frontignan.

    Conception du projet : Juliette Mézenc et Stéphane Gantelet
    Projet financé par la DRAC Occitanie et Thau agglo

    Réalisé par :
    Florian Duchesne
    Gaetan Chatelain
    Ghuilhem Navarette
    Hugo Halablian
    Ianis Montoy
    Tanguy Roumeau
    Alyce Garcia
    Nathanael Rojas
    Bahija Boubaker Saindani
    Djibril Fis
    Edwin Coulthurst
    Paul Messina

  • Pour télécharger le jeu RDV ici :  http://gantelet.com/spip.php?page=article&id_article=104

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180 - Carriet

Publié le 19 Février 2017 par Stéphane Gantelet

Photo Clémence Ravion

Photo Clémence Ravion

Je réalise que je parle et publie des images sur Facebook de l'artisterie où j'ai été invité par Sophie Robin et les membres du collectif Jesuisnoirdemonde du côté de Bordeaux (Carriet a Lormont) qu'il est surement temps d'être un peu plus précis sur ce projet pour ceux qui se poseraient des questions. Alors voilà :

Pourquoi

· En abordant un lieu de vie avec un arsenal simple dont nous sommes tous déjà équipés (le téléphone portable) la production de matière numérique telle que photo, vidéo, son, relevé GPS, image satellite et image Street View permet de porter un regard interprété et neuf sur ce territoire. Il est particulièrement intéressant d’impliquer les gens qui vivent sur Carriet dans cette collecte et de se faire accompagner par eux dans la création qui en découle. La proposition finale sous forme d’œuvre les concerne directement et est le résultat de leur propre décalage du regard sur leur environnement quotidien. De la sorte on instille également l’idée que la technologie est une matière dont on peut s’emparer et on s’affranchit ainsi un peu de la fascination dans laquelle elle nous plonge et de la dimension quasi-magique de son fonctionnement.

 

Comment

· En fabriquant de la matière numérique par prélèvement et en la traitant dans un esprit de bricolage au travers d'un ensemble de logiciels mais aussi de travaux manuels tels que le pliage de papier d’après des « catch » 3D des constructions de la cité. Mais aussi en imprimant en 3D un immeuble du quartier modélisé puis en le réinjectant par scan 3D dans l’univers virtuel créé avec cette matière.

 

Quoi

· En mixant l'ensemble de nos productions numériques sur un territoire virtuel, en la mettant en scène et en l'organisant, on crée un nouveau « monde » navigable et téléchargeable. De cette façon ce nouveau « monde » entièrement fabriqué, inspiré par un territoire et nourri par ses habitants, se multiplie à l'envie et s'exporte par le réseau Internet bien au-delà de Lormont. On a alors créé un jeu vidéo qui s’affranchit des frontières géographiques.

 

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179 - Shader -------------------

Publié le 3 Février 2017 par Stéphane Gantelet

Notes sur un projet de script

Notes sur un projet de script

Je cherche un mot qui évoquerait mon humeur. Shader s'impose. Shader c'est l'ombrage en anglais. C'est aussi et surtout une manière de parler à la carte graphique d'un ordinateur pour qu'il affiche plein de jolies choses à l'écran. Alors évidemment je me dit qu'une fois de plus je vais me faire pincer en flagrant délit d'abus de langage car comment être d'humeur carte graphique ? J'ai sûrement envie qu'un truc s'affiche sur le fronton intérieur de ma boîte crânienne. D'ailleurs je le sens monter, venir. Enfin ça fait plusieurs heures que je le sens et pour le moment rien de concret. Et puis ça sera pas forcément joli. A bien y réfléchir c'est pas sûr du tout. Parceque le shader finalement c'est un langage et tant que tu n'est pas" fluent" comme disent les anglais y a des risques que tu te fasses mal comprendre. Si tu croises un anclais à qui tu demandes du feu et que tu parles tellement mal qu'il ne te comprends pas, l'anglais il va te faire une moue, un geste, bref, il va te faire comprendre qu'il ne peut rien pour toi car il ne te comprends pas. Le shader lui il execute quoi qu'il arrive. Le résultat est parfois drôle. Mais toi à force tu mesure l'étendu du chemin qu'il te reste à parcourir pour être "fluent". Je suis contaminé je le vois bien. Mon humeur est celles-ci, bien particulière, précise, elle est shader. Elle est de celle qui ne donne pas un aspect aux choses elle est de celle qui "pourrait" donner un aspect aux choses. Mais ce n'est pas donné, va falloir turbiner sec. Et pour y arriver va falloir fermer sa gueule à cette petite musique de fond qui susure que c'est trop pour toi, que tu y arriveras pas. Ensuite y a la barrière des neurones à escalder. La barrière des neurones c'est comme la barrière de la la langue mais à l'envers et à un niveau d'abstraction supérieur : un coup les neurones sont là et tu piges vite et d'autres fois tu te demandes vraiment où ils sont passées. Parfois ça dure si longtemps tellement tu piges pas que tu devrais être en droit de te demander si finalement ils ont jamais existées. Mais t'en a plus assez de toute façon pour en tirer cette conclusion ce qui évite de plonger trop profond trop vite dans l'abime du doute. Enfin de toute façon même quand ils sont là tu sais pas toujours si ils vont pas se vider d'un coup et perdre ainsi la précieuse infos que tu pensais leurs avoir confié. Pour finir, il te reste la barrière du compilateur à franchir. Et il est pas du genre souple. Le compilateur on m'a expliqué que son job consistait à traduire une langue lisible par un humain en une langue lisible par une machine. C'est finalement la meilleure nouvelle de la journée : c'est bien une langue qui m'est destinée. Je suis donc sensé pouvoir la maîtriser. Bon j'y arrive un peu. J'y prends par moment un plaisir intense. Au fond être d'humeur shader c'est peu être vouloir se faire plaisir mais en connaître les conditions à l'avance et savoir qu'on risque de ne pas toutes les réaliser. Si le shader est l'ombrage c'est donc avoir la lumière et l'ombre sur un même plan. J'ai la faiblesse de trouver ça intéressant !

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