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blog du sculpteur Stéphane Gantelet

fichier/papier/film

171 - Embranchements ----------------------------------------------

Publié le 11 Juillet 2015 par Stéphane Gantelet

Embranchement 1
Embranchement 1

Os. Y a un os. Plusieurs en fait. Si y en a plusieurs qui fonctionnent ensemble on a des chances d'avoir un problème. Mais on a surtout mis le doigt sur une structure, un truc articulé avec une chaine de conséquences. Et il faudra bien comprendre comment ce machin s'articule pour résoudre le problème. Je passe un temps fou à programmer un jeu vidéo depuis 2 ans. Quand on programme, j'ai mis un moment à le comprendre, on a que des problèmes. Le rôle du développeur c'est de résoudre des problèmes. Le problème c'est le job à accomplir. Plutôt le job c'est de résoudre le problème. Alors pour donner de la chair à cette situation inévitable et tenter de croire qu'un problème peut générer une forme je me suis mis à inventer des os (modélisation). Et à les imprimer (impression 3D). Mais surtout à les organiser en articulations qui empruntent plus aux modèles d'assemblage de l'industrie que de la nature. Une métaphore pour moi du travail numérique de programmation donc et un besoin d'ouvrir une fenêtre plus poétique dans la rigueur de la programmation pour faire bonne mesure. J'ai du écrire un petit texte pour présenter ce travail à l'occasion d'une expo de groupe en septembre. Le voici avec quelques images.

Brancher une lampe c'est la raccorder au secteur. De fait la lampe est adaptée au secteur auquel on la raccorde. Les deux forment un système cohérent où la présence de l'un conditionne la fonction de l'autre. "Embranchement" est une transposition de cette notion de réseau. "Embranchement" propose de brancher ensemble deux branches d'arbres ou de plantes d'essences différentes grâce à des articulations osseuses inventées et modélisées puis fabriquées par impression 3D. La continuité naturelle de la branche est ainsi rompue et agencée en système articulé dont les éléments sont différents bien que de même nature. En faisant une référence directe à la structure osseuse du corps et en ayant recours à des technologies high-tech, cette hybridation questionne les manipulations sur le vivant et en particulier la capacité de la nature à adapter elle-même ses systèmes, pratiquer ses propres transformations, afin de perdurer.

Embranchement 2
Embranchement 2

Embranchement 2

Puce embranchée

Puce embranchée

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170 - La fenêtre -------------------------------------------------------

Publié le 8 Juin 2015 par Stéphane Gantelet

Barre de progression Unity
Barre de progression Unity
Pour le moment j'en suis là (cf image). Mais vendredi soir, j'ai bon espoir, la barre de progression sera à 100 %.

LA GRANDE TRAVERSÉE – ESCALE SUPPLÉMENTAIRE

ELLES EN CHAMBRE /

NOUS SOMMES TOUS DES PRESQU'ÎLES

lectures augmentées

Vendredi 12 juin 2015, 19H30, à La Fenêtre (27, rue Frédéric Peyson, Montpellier)

texte et lecture: Juliette Mézenc

espaces numériques: Stéphane Gantelet

Lectures augmentées qui remettent en jeu deux textes, écrits par Juliette Mézenc, dans des espaces numériques conçus par Stéphane Gantelet, en étroite collaboration avec l'auteur.

La première proposition, Elles en chambre, s'appuie sur un extrait du livre éponyme paru récemment aux Éditions de l'Attente. Le texte lu par l'auteur propose une réflexion sur la « chambre » d'écriture, en particulier les lieux de travail investis par l'écrivain Sylvia Plath. Dans le même temps, Stéphane Gantelet ouvre son propre espace de travail et fabrique en direct, au travers d'un chemin logiciel, un espace 3D navigable. Cet espace devient une sorte de pendant numérique de la chambre d'écriture et questionne ainsi en retour les conditions de création.

La seconde proposition s'appuie sur le jeu vidéo Nous sommes tous des presqu'îes, prototype d'un autre projet de FPS littéraire* en développement: le Journal du brise-lames (bourse DICRéAM 2014).

Le texte lu par Juliette Mézenc et les images produites en temps réel par le jeu vidéo, dans lequel Stéphane Gantelet navigue, entrent en dialogue. Il s'agit ici de suivre un personnage qui débarque puis dérive sur le brise-lames de Sète.

*FPS littéraire : le lecteur évolue en caméra subjective dans un environnement virtuel où lire/voyager fait gagner des points de vie.

Quand ? 19H30

Où ? La Fenêtre

27 rue Frédéric Peyson

34000 Montpellier

(T1 et T2, arrêt Gare)

Comment ? entrée libre, bar payant

Résa ? contact@la-fenetre.com

Info ? 06.73.03.16.61, laambigue@gmail.com

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169 - quitter l'atelier ------------------------------------------------

Publié le 28 Mai 2015 par Stéphane Gantelet

Il est bien de partir j'ai découvert. C'est au moins aussi bon qu'écrire. Il est tard, la journée a été compliqué mais je tapote dans le noir sur mon android. C'est bien parce que c'est bon, non ? J'ai quitté l'atelier, j'ai quitté mon ordi, j'ai quitté Sète pour Venise pendant une semaine. J'ai été à la rencontre des pavillons de la biennale. Ce qui est bien avec l'Italie c'est que en s'y rendant on oubli où on à prévu d'aller. Il faut dire que j'y suis déjà. Je suis déjà en état de voyage à l'idée d'aller en Italie. Dans un état qui n'est plus celui de l'atelier, dans cet état que l'on rêve rencontrer avant de partir même s'il n'est pas précisément défini. Un état qui n'a plus rien à voir avec la vie quotidienne et qui laisse entrevoir d'autres possibles : des fantasmes, des chimères, peu importe. Pourtant le quotidien ne m'ennuie pas, tout au contraire, les journées me semblent souvent trop courtes, passer trop rapidement. Mais l'Italie, comme disait une réclame pour une console de jeu vidéo, c'est plus fort que toi. Alors oui j'ai vu les giardini et l'arsenal, je sais me défendre, garder au fin fond d'une mémoire morte archaïque une instruction liée à mon objectif, mais Venise à pris le contrôle avant même que je ne la voie. En montant dans le vaporetto à la sortie de l'aéroport ça à commencé. Le bateau c'est engagé dans un long chenal dessiné dans la lagune par d'énormes troncs de bois plantés à intervalles réguliers. Une pulsation bien vite est montée au rythme des taxis en bois laqué. Les globules d'un organisme ancien. C'est ça, ce chenal c'est l'aorte, et debout sur le pont du vaporetto l'air sillonne dedans, à l'état gazeux. J'assure l'échange je me dit, globule moi aussi. Alors oui j'oublie où je veux aller a Venise car je change d'état. Je pars pas que pour ça, que pour changer d'état, mais ça parce que je pars. C'est bien de partir.

Installation "Révolutions" de Celeste Bousier-Mougenot au pavillon Français dans les giardinis de la biennale d'art contemporain de Venise. Mai 2015.

Installation "Révolutions" de Celeste Bousier-Mougenot au pavillon Français dans les giardinis de la biennale d'art contemporain de Venise. Mai 2015.

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168 - regard inquiet --------------------------------------------------

Publié le 26 Avril 2015 par Stéphane Gantelet dans art, 3d, numérique, artiste, jeux vidéo

Le disque grossit. On dirait qu'il est en expansion. De face je dirais que c'est un cube. C'est un cube que je vois. Enfin je dis que c'est un cube car je sais que c'est un volume sinon ce serait plutôt un carré. Mais pas de profil. J'arrive pas à le voir tel quel, à l'embrasser dans son ensemble. Comme c'est, comme cela "est". Pourtant je vois bien, je vois une chose ou l'autre mais pas les deux ensemble. Le disque veut pas se superposer au cube. Je me sent comme un gosse avec des formes simples a faire entrer dans des trous. Dans ma tête le cube avec le disque, il y sont, je les vois. Je peux même vous dire que le rayon du disque est égal à la moitié d'un des côté du cube et qu'en conséquence les angles du cube touchent le cercle du disque en 4 points. Et c'est tout le problème. Car en pensée tout arrive simplifié et rangé : le carré se retrouve forcément au centre du cercle. Et puis, vous avez vu, le disque est devenu un cercle. Un trait. Un simple trait. Mais en vrai j'y arrive pas a le voir tel qu'il est. Je me dit qu'il faut de l'entrainement alors j'entraîne mon regard. Je change de point de vue, je tente le trois quart, l'entre deux, je vais de face a côté. Et puis je reviens au début. Je me dit qu'il faut revenir au début puisque rien ne

marche. Et au début il y avait ça dans mes yeux. C'était bien clair : le disque grossi. Il est en expansion. Il est donc en mouvement. Et alors ce constat : je ne peux pas me représenter une forme en mouvement au delà du regard dans le mouvement. A différent temps du mouvement, différentes vues. L'espace temps est indissociable alors. La physique s'est penchée sur ce problème de longue date. Y aurais donc pas à s'inquiéter. Mais je regarde quand même. Un regard qui ne résoud rien car il est pris par le temps est forcément un regard inquiet. Et il ne peut pas s'y résoudre. Je ne peux pas me résoudre a ne pas voir ce que je vois. En ce sens mon regard n'est pas moderne. Mais c'est cette inquiétude que j'aime au fond dans le travail de création. Et en ce sens mon point de vue est déjà plus contemporain. Les lignes de fuites offrent un point de vue pensé du regard. Mais J'arrive plus à les voir telles qu'elles sont. Les lignes de fuite m'apparaissent courbes lorsque je les parcours à présent. Mon cerveau semble enfin s'adapter et pour un peu je serais enfin détendu.

SnapShot de l'espace de travail du jeu vidéo "le Journal du Brise-lames" de Juliette Mézenc et Stéphane Gantelet

SnapShot de l'espace de travail du jeu vidéo "le Journal du Brise-lames" de Juliette Mézenc et Stéphane Gantelet

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167 - On peut à présent remettre le flag start sur vrai -

Publié le 2 Avril 2015 par Stéphane Gantelet

On préparait ça en secret.Cequisecret.net nous l'avait proposé. Alors avec Françoise Valéry on s'y est mis. Au début on flippait un peu. Le projet de la revue Cequisecret est de créer plusieurs binômes écrivain/plasticien et de leur attribuer chacun un chapitre du livre de Gilles Deleuze et Félix Guattari “Mille plateaux”. Pour qu'ils en fassent quelque chose. Mais quoi ? C'est pas rien ce texte. C'est pas de la philo de comptoir. Et comme toujours dans ce genre d'aventure, l'angoisse c'est avant, le plaisir pendant et le travail après. Il a suffit de prendre le temps de lire. Comme toujours le ressort était dans le texte. Il a suffit de poser le doigt dessus et ça a fusé. Françoise m’a parlé de cette planche encyclopédique ancienne représentant les différentes formes des œufs dans la nature. Elle a aussi eu l'idée de cet extrait de guide de conversation où des mots français sont écrits en phonétique pour anglophone, qui fait que sur les enregistrements elle prononce le français avec un étrange accent.Tout était là fragile et évident posé entre les œufs et le texte. J'ai fait comme Françoise, j'ai ouvert le champ, ratissé large et avec plaisir. J'ai pas été chercher loin en même temps. Précisément, j'ai été chercher dans le creux de ma main. Sur mon portable. J'en ai extrait cette photo-sphère que j'avais réalisé cette été au musée Massimo de Rome. On venait de mettre la main sur un univers. On allait le peupler d’œufs et de sons. On allait pouvoir saturer un espace étonnant d’œuf et de sons. On a alors décidé que ce peuplement se ferait en plusieurs phases. On a appelé ça des vagues en référence au texte de “Mille plateaux”. Et comme cequisecret est une revue numérique on allait pouvoir articuler nos ingrédients en utilisant les ressources de calcul de vos machines. Car on voulait que ce soient vos machines qui fassent le boulot. En fait on voulait que ce soit vous qui mettiez en branle quelque chose. Ainsi en cliquant vous déclenchez une activités frénétique de calcul dont l’écran est le miroir. On voulait que votre processeur soit strié par des vagues de calculs. Et ce faisant vous faites une chose que tous les jeunes de moins de 30 ans connaissent depuis leur plus jeune âge mais que, peut-être, pas vous car vous êtes nés dans les années 60-70 ou avant. Une chose simple : vous jouez à un jeu vidéo. Le titre du jeu ? "On peut à présent mettre le flag start sur vrai". Allez fouillez dans le code (il est livré avec le jeu) et vous comprendrez.

167 - On peut à présent remettre le flag start sur vrai -
Capture d'écran "On peut à présent remettre le flag start sur vrai"
Capture d'écran "On peut à présent remettre le flag start sur vrai"

Capture d'écran "On peut à présent remettre le flag start sur vrai"

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166 - Casa --------------------------------------------------------------

Publié le 16 Mars 2015 par Stéphane Gantelet

Pavillon France - salon du livre de Casablanca 2015
Pavillon France - salon du livre de Casablanca 2015

J'ai rencontré Ali Benmakhlouf. Enfin je l'ai écouté à Casa. Je dis Casa plutôt que Casablanca tellement j'ai aimé. Une manière d'imaginer que je suis de là- bas. Et d'y croire. Et si j'y crois c'est déjà un peu vrai. Croire c’était son propos à Ali Benmaklouf. Il parlait des images dans un contexte d'actualité que l'on connait bien. Je l'ai entendu mettre les mains dans l'image comme on mets les mains dans un moteur. Il l'a démonté, remonté, et à la fin j'ai compris qu'il était mal monté. Pas complètement à l'envers mais plutôt qu'il tournais sans le ralenti. C'est pourtant important le ralentis. Les images c'est un bon moteur, un truc puissant qui grimpe aux arbres. Mais c'est quand il tourne tranquille qu'on entends son rythme cylindre après cylindre et qu'on commence à pouvoir envisager comment ça se passe sous le carter. Et j'ai eu une grosse surprise. Ce moteur n'est pas ce qu'il en à l'air: Il lui arrive de carburer à l' anthropomorphisme. Comprenez que si j'aime une image c'est qu'elle représente quelque chose pour moi. Elle est "chargée". Ali prends l'exemple de la religion : " ceci est mon corps" dit le curé qui, ce faisant, parle à la place du christ. C'est chargé l'image de l’hostie quand tu entends ça. C'est un symbole qu'on nous demande de prendre pour la réalité. Et on le fait assez bien. Comme les enfants qui font parler leur doudous dans leurs jeux, allant jusqu'à leur donner une voix. Et même si il simule, qu'il en a conscience l'enfant, il aime son personnage autant qu'il l'aime. Il existe une forme d’égalité entre le j'aime formulé par la pensé, celui dont on prend conscience, et le j'aime en actes, celui qu'on pratique, dans la réalité. Ce lien anthropomorphique à l'image est aussi un lien à l'absence. C'est parce-que le jouet est dépourvu d'âme et de parole que l'enfant lui en donne une pour le jeu. Ou parce qu’il n'a pas de copain pour jouer qu'il augmente de parole son doudou et le promeut copain de jeu. Bon quittons le monde de l'enfance pour celui de l'image. À la suite d'Ali j'admets donc que les images sont puissantes, qu'elle sont parfois chargées. Un mot alors fait son apparition dans sa présentation qui produit un flash dans mon esprit : référence. Une référence, dans ce contexte, c'est l'image. Cette image est une référence à la chose qu'elle évoque. La référence n'est pas la chose car la chose est absente. Mais elle la représente. Et dans ce jeu de représentation, l'image peu devenir si convaincante que je me met à l'aimer autant que la chose elle même. La référence que contient l'image par un jeu de simulation la rend vivante. Elle nous inquiète et nous parle. Un dialogue advient. La référence je la pratique quotidiennement. Mais ce n'est pas la même. Enfin, je la pratique dans un autre registre. En langage de programmation la référence à un rôle très précis. Elle représente dans une partie du programme une autre partie de programme. On peu ainsi grâce à la référence invoquer cette autre bout de programme et il exécutera une action dont la procédure est décrite précisément dans le bout de programme auquel réfère la référence. Super pratique et efficace. Un peu comme une image finalement. Alors inspiré par les mots d'Ali je suis très tenté de faire des rapprochements. L'espace virtuel de mon ordinateur simule des images qui n'existent pas en utilisant des références dans le langage qu'il comprend. Il créé des images absentes pourrait on dire en utilisant des procédés de langage. Et si l'ordinateur était ce lieu là par excellence, ce milieu fertile et équipé pour la simulation, ou nulle part ailleurs les références aux choses se réduisent si strictement aux "choses? Mais plus encore, ce que l’anthropomorphisme fait aux hommes alors se résoudrais ici en égalité par la seule force du langage:

référence = image

Absence = présence

Mort = vivant

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165 - La 4L à pépé ---------------------------------------------------

Publié le 28 Janvier 2015 par Stéphane Gantelet

C'est pas possible. Non vraiment trop de vitesse. Y a que trop vite. Et cette question : a qui profite les chiffres qui s'additionnent lorsque le compteur monte dans les tours? Et cette réponse, enfin la mienne: aux comptables. Enfin ceux qui les font bosser, ceux qui les aiment. Car le compteur est bien en prise directe avec l'accélérateur non? Prenez une bagnole, même un modèle de base, même celle de pépé d'ailleurs, si j’accélère le compteur va bien s'affoler non? Je veux dire ça marche toujours ce machin de cause à effet, non? Et bien ça me gêne. Pourquoi ça me gêne? A la base dans ce raccourci pédale\compteur y a le désir de se déplacer. Et ça marche. Mais si ça marche c'est quand même bien par ce qu'il y a un moteur sous le capot de la 4L a pépé. Et un moteur c'est un trésor de types qui se sont cassé la tête à dessiner la moindre goupille pour qu'elle s'harmonise avec sa voisine dans ce seul but de faire grimper l'aiguille du compteur et que je me déplace sans forcer. Mais ces types qui bossent pour une marques on va quand même pas mettre leur nom sous celui de la marque. Et puis y aurait plus de place pour la couleur sur la carrosserie. Alors ils y sont pas. Ni sur la notice d'ailleurs. Et en fait ils y sont tellement pas qu'ils ont disparus. Ils se sont effacés au profit de "l'expérience utilisateur" de la marque. Un peu comme si en accélérant c'était moi qui fabriquait le moteur sur le moment. Je suis trop fort, c'est sur, mais ça me gêne un peu. Pépé sa 4 L il la couvait du regard, appuyait délicatement sur l'accélérateur de peur de briser quelque chose dans ce minutieux travail d'ingénieur qui harmonise son moteur. Les types avec leur règle a calcul qui avaient goupillés son moteur il les voyaient en regardant sa 4L. J'y pense beaucoup quand j'utilise un de mes logiciels de 3D. Pour calculer une image j'utilise un module dont le nom générique est “moteur de rendu”. Le “moteur de rendu” c'est un peu comme le moteur de la 4L de pépé. Sauf que c'est du code. Un programme ou chaque virgule répond presente pour satisfaire à ma demande. Et dans le code y a des variables mais y a aussi des fonctions. Et une fonction c'est comme un petit moteur qui exécute une action. Et ils sont tellement ingénieux les ingénieurs qu'ils ont trouvé le moyen de mettre des fonctions dans des variables. Normalement une variable c'est juste une carrosserie dans laquelle tu stock un truc. Tu pourrais stocker du jambon dedans ou de la gnôle à pépé. Mais grâce aux fonctions même une simple carrosserie devient un carrosse motorisé. C'est marqué charette dessus mais ça file comme un bolide. Tu comprends vite que tu utilises un moteur, dans moteur, dans un moteur, etc... Je veux pas dire qu'il y a un ingénieur dans un ingénieur dans un autre ingénieur, je voudrais pas les choquer, mais du coup c'est quand même "avec" que je fait les choses. Et je voudrais bien qu'ils existent mieux ces types quand je parle de mon boulot. Pour tout dire j'ai parfois l'impression de faire "dessus" plutôt qu'avec. Y a une différence subtil de position vous voyez? Mais ça arrange pas la marque. Elle, elle veut que je pense que ce n’'est que mon talent qui produit ce que je fait. Elle aime bien me survaloriser la marque. C'est plus payant. Je suis prêt à payer plus pour ça. Et les ingénieux eux ils doivent produire de l'intelligence plus et plus vite car ils ont pas le pouvoir vu qu'ils existent pas. C'est un paradoxe. Mais les gars qui aiment bien les comptables il le connaissent bien ce paradoxe. Ils l'on même créé ce paradoxe car il est efficace. Mon expérience utilisateur est la pédale de la marque qui fait s'affoler le compteur du comptable. Et plus les moteurs s'imbriquent les uns dans les autres dans une architecture ultra perfectionnée plus je pense comme pépé: chapeau les gars et surtout merci pour ce sacré surplus d'intelligence.

MachineOs 16 - projet en image de synthèse - S.Gantelet

MachineOs 16 - projet en image de synthèse - S.Gantelet

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164 - Théorie ---------------------------------------------------------

Publié le 10 Janvier 2015 par Stéphane Gantelet

164 - Théorie ---------------------------------------------------------

Il est possible que le chaos "soit" à l'origine. Et il "l'est" c'est sûr. Mais aussi bien c'est "avec" que la matière et le vivant s'organise. Grâce a un phénomène d'entropie il se pourrait. En se multipliant les structures de particules organisées du vivant et de la matière favoriseraient ce phénomène d'entropie il semblerait. L'entropie étant une notion abstraite permettant de "mesurer" la part de chaos dans les particules, le bordel originel serait bel et bien un socle pour la création. Je retiens donc que, peut-être, selon la théorie du chercheur américain Jérémy England sur l'origine de la vie sur terre, la capacité d'un amas de particules à s'organiser de manière à diffuser l'énergie (l'énergie du soleil captée par une feuille lui permet de réaliser une photosynthèse tout en relâchant l’énergie des ultraviolets de la lumière) est suffisant pour "être". Et le clonage, l’auto-réplication, bref, la multiplication de ces modules de particules organisées (l’homme par exemple ?) entraînerait un équilibre dans l’entropie expliquant sa “résistance” dans la durée à vivre. Impossible pour moi de ne pas faire de raccourcis basée sur cette théorie que j’ai à demi comprise et d’oser un parallèle avec la création artistique. En effet, ce chaos d’idée floues et de désirs au départ d’une création artistique, foyer de toutes les énergies pour s’atteler à une recherche aussi essentiel que dérisoire, trouverais de la sorte un chemin pour “être avec”. Un truc donc qui à l'issu du travail, irrigué par l'énergie du travail, tient debout tout seul, plus ou moins durablement. Mais ce que je retiens surtout c’est que si l’édifice tiens le coup ce n’est pas du fait de sa force mais plutôt du fait de sa capacité à irriguer le monde. Et donc d’une certaine manière à se répliquer. Bien sûr c’est un peu court mais je trouve ça agréable à penser. Symboliquement en tout cas ça me parait assez juste dans la mesure où la confrontation avec une œuvre marquante nous “marque”. C’est à dire qu’elle laisse sa trace, une trace durable dans l’esprit. Partant de là elle est porteuse d'énergie pour l’esprit en question puisqu’elle entraîne questions, sensations ou désirs. Non?

Plus concrètement, il faut être concret parfois, il faut finir un post de manière concrète, je désir finir ce post concrètement, j’ai le plaisir de vous annoncer que le jeu vidéo littéraire (FPS) que nous avons concocté tout les deux avec l’auteur Juliette Mézenc et avec plusieurs classes d’élèves dans le cadre d’une résidence d’écriture au centre des arts d’Enghien est en ligne sur nos sites respectifs et s’appelle ‘Nous sommes tous des presquîles”. Il préfigure un jeu plus vaste que nous préparerons durant les deux années à venir autour du texte de Juliette du “Journal du brise-lames” (lires des extraits sur le site de Juliette). Jouez, c’est gratuit !


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163 - Zéro.net ----------------------------------------------------------

Publié le 7 Décembre 2014 par Stéphane Gantelet

Zéro.net. C'est grosso modo la note que je mérite. Un post tous les deux mois c'est peu. Alors faut que je vous le dise : j'étais pas loin. Oui bien sûr on me voyait pas mais j'étais là juste de l'autre côté de la vitre. Y a le réseau, le blog est sur ce réseau, et moi j'étais de l'autre côté de l'écran, pile poil en face, assis sur une chaise. Je regardais en direction du réseau mais en même temps j'étais ailleurs. J'avais la tête ailleurs surtout, car pour le reste, je sais que je suis lourd, que je l'ai déjà dit, j'étais là, pas loin. Pour être précis ma tête, elle était pas là, et en même temps elle était pas qu'ailleurs. Elle était à plusieurs endroits et j'étais bien occupé à la remplir. A la bourrer. Le tout sans alcool je vous prie ! Et ça va pas s'arranger car je viens d'y retourner sur le réseau. En fait je viens même de faire "le" clic. J'ai dit : j’en veux une et je l'ai achetée. Depuis un mois je fabrique. Ça tourne à fond dans ma petite usine numérique juste là derrière l'écran. Je fabrique des "MachinesOs". J'en avais déjà réalisé en 3D puis imprimé il y a quelques années. Mais j'en ai fabriqué d'autres qui pour l'heure sont surtout des fichiers. Et je jongle. J'adore jongler. Parfois j'utilise jusqu'à 4 logiciels pour une seule MachineOs. Je combine, contourne, rentre dans le tas ou couds des surfaces. Et je suis sidéré du chemin qu'il me faut parcourir. Je reformule : je suis sidéré du chemin qu'il me fait parcourir. Pas une pièce que la pratique du volume sur logiciel ne m’ait totalement chamboulée. Ce truc est subversif pour mon esprit. C'est du détournement de pensée. Un truc de philosophe qui ouvre des tiroirs dans lesquels il y a d'autres tiroirs. Alors forcément je les ouvre ces tiroirs pour voir ci c'est pas intéressant ce qu'il y a dedans. Et quand je reviens c'est pour constater que je suis sorti ailleurs. Le point de vue a changé, il s'est décalé. Et là un besoin fort de vidanger mon esprit en sortant le voyage de ma tête, en le solidifiant dans notre monde pour le rendre matériel. Alors j'ai cliqué sur « add to Cart". Et maintenant dans mon chariot j'ai une imprimante 3D. Une imprimante à certificat de voyage en quelque sorte. Vous jugerez peut être que le voyage n'a pas toujours été bon et ça arrive souvent. Mais c’est quand même une manière de voyage moderne ! Alors par respect pour mes souvenirs de voyage je leur offre ce qu'il y a de meilleur avec une véritable imprimante à stéréolithographie laser pour que chaque détail soit respecté. Et le détail, il peut être aussi petit que 25 microns ! La preuve par l'image fin janvier ici même. J'espère ainsi finir l'année prochaine avec un dix.net.

MachineOS V

MachineOS V

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162 - Peau neuve -----------------------------------------------------

Publié le 2 Novembre 2014 par Stéphane Gantelet

Après une année bien tassée à coder, combiner et optimiser, en exclusivité pour mes chers abonnés (qui vont donc recevoir ce post par mail à peine rédigé, les veinards) et pour les autres aussi quand même, voici le FPS littéraire Nous sommes tous des presqu'îles disponible et jouable. Pour l'occasion mon site à fait peau neuve avec pages dédiées à ce jeu vidéo. Car un FPS littéraire est un jeu vidéo mais....littéraire. Pas de zombis à dégommer mais plutôt une ballade dans un "monde" virtuel pour découvrir des textes en se déplaçant à l'aide de la souris. Tout est expliqué ici : Nous sommes tous des presqu'îles .

Jeu en version "béta" (béta ne veut pas dire que ce jeu s'adresse à des andouilles mais qu'au contraire il peu y avoir encore quelques bugs et que le jeu est susceptible d'être amélioré grâce aux éventuels retours fait par les "béta testeur").

162 - Peau neuve -----------------------------------------------------
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