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blog du sculpteur Stéphane Gantelet

fichier/papier/film

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Publié le 24 Février 2009 par Stéphane Gantelet

Quelques images du projet pour le lycée qui avance. Mon ami Erp est venu jeter un œil et me donner des conseils pour la lisibilité de l'ensemble. Je travail donc sur une série d'images de synthèse des modules qui à retenu son attention. Pas toujours évident de clarifier sa pensée pour rendre sa vision la plus clair possible. Quel métier de chien: en plus de chercher des pistes de réflexion intéressante du point de vue sculptural il faut aussi pouvoir l'écrire et la mettre en forme dans un dossier ! Heureusement on peut toujours compter sur les autres.

 

 

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Publié le 23 Février 2009 par Stéphane Gantelet

Je crois que je viens de trouver un passage.
Je travail sur un appel d'offre dans le cadre du 1% culturel et j'ai un projet en tête. L'idée de base est de partir d'une pyramide et de la faire évoluer vers une autre forme. Je la subdivise donc et lui ajoute un facteur de mouvement. Pour finir je déplace les sommets et réduit le nombre de faces pour aboutir à une forme simple qui pourrait évoquer une double flèche. Je conserve 9 étapes de cette évolution. J'appelle les formes issues de ce processus des présences. La disposition des présences suit la logique de circulation du lycée.
Pourtant, pour le projet, les architectes veulent que l'on prenne possession aussi des murs. La méthode que j'ai mis au point pour la réalisation en volume de mon objet 3D passe par la création d'un patron: un dessin à plat de mon volume en quelque sorte. Ce dessin pour moi est fort car il contient le volume potentiel. C'est l’équivalent, de ce point de vue, du bloc de marbre du tailleur: la suclpture est potentiellement à l'intérieur.
Alors le passage que j'ai trouvé c'est celui-ci: dessiner sur un mur de chaque bâtiment le patron d'une présence.  Ainsi, le volume contamine l'intérieur du bâtiment. Sa présence est double,  mais son identité géométrique identique. Le dessin sur le mur est "le code génétique" de la forme dans la cour.


Les présences
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Publié le 20 Février 2009 par Stéphane Gantelet

Il ya quelques temps j'étais invité par mon amie Cat pour faire une intervention dans un lycée. Je devais parler aux élèves de sculpture et, comme parler technique est le meilleur moyen de ne pas parler sculpture, j'ai fait une petite animation pour leur expliquer comment on obtient une sculpture en bronze par la technique de la cire-perdue en quelques minutes. Je la post ici. Ce n’est pas long et bien plus efficace que des mots. Ne te vexe pas Juliette, c'est juste que les descriptions avec les mots ce n’est pas facile !

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Publié le 20 Février 2009 par Stéphane Gantelet

La question des outils se pose toujours lorsque l'on aborde une manière nouvelle de pratiquer la sculpture. Il est aussi stimulant que perturbant de passer du marteau et du burin à la conception assistée par ordinateur. Il y a un monde entre les deux et j'y reviendrai dans d'autres posts. Pourtant, ma réponse à cette question est  contenue dans la question: c'est celle de l'outil. Ce que je veux dire c'est qu'approcher la sculpture par la 3D c'est additionner à la panoplie des outils de nouveaux outils pas meilleurs ni moins bons que ce bon vieux burin. A chaque outil son action sur le volume. Le champ d'expérience du volume est simplement plus vaste. Et un assemblage sous un nouvel angle est possible. Un outil a rarement fait la sculpture. Même Xavier Veillant avec ses "sculptures automatiques", utilisant un outil de captation de la forme  (un personnage en costume posant et scanné en 3D), essaie de nous faire croire que c'est cet outil et la fonction d'optimisation du logiciel 3D qui est à l'origine de la silhouette constituée de plans triangulaires. Mais l’imperfection de la forme lors son "passage au réel", en quelque sorte, trahit cette idée tout autant que la disposition des plans qui ne doivent rien au hasard. Le pourquoi du comment s'efface. Reste l'expérience visuelle et tactile de la sculpture et peut-être un certain nombre d'interrogations liée à la genèse de la forme. Comme un mystère car rien n'est dit, comme ici, sur ce blog.


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Publié le 20 Février 2009 par Stéphane Gantelet

Un autre exemple de va et vient entre dimension virtuelle et incarnation physique avec cette fontaine de 1,6 mètre de hauteur réalisée dans une seule feuille de papier plié.
L'approche est toutefois différente ici puisque je n'ai eu recours à la modélisation qu'une fois le papier plié, surtout pour déterminer les proportions du bassin en inox. Le but du jeu était de pouvoir installer cette fontaine en intérieur également. Je voulais qu'elle ait une base étroite pour un faible encombrement physique. L'eau tombe donc dans la vasque en inox où j'ai disposé un plateau avec de la mousse qui "casse" et absorbe les gouttes d'eau qui retombent. En fait peu d'eau prend ce chemin car elle glisse plutôt sur la peau du bronze jusqu'au pied de la colonne. De cette manière le bronze se double d'une pellicule d'eau qui brille et frémit.







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Publié le 20 Février 2009 par Stéphane Gantelet

Le pliage est au centre de mes préocupations actuelles. Pendant longtemps j'ai fait des sculpture figuratives. Et puis mon regard a changé. Voici ce que j'écrivais en guise de présentation lors de ma dernière expo:

"Dans mes premières sculptures la représentation de l’homme occupe tout l’espace. Petit à petit des structures sont apparues et un jeu de tension c’est développé entre les deux.

 

 

Dans un deuxième temps les personnages ont rétrécis au profit de la structure. Pour finir, l’un et l’autre disparaissent pour laisser place à un travail sur une membrane de papier plié tout à la fois structure et peau. Le passage au bronze assure la pérennité du volume.

 

 

Pourtant, une feuille de papier n’est pas un volume mais plutôt un plan. Elle n’est pas extensible. Aussi, pour l’amener au volume je la plie. Chaque pli présente une ligne de faiblesse dans le papier. On peut dire que le papier se pli de manière programmé et aléatoire dans un subtil jeu de tension qui trouvent une issue dans la formation de plis.

 

 

Le pli structure mon volume en plans captant la lumière l'animant d’une vibration propre (ridules, parties concaves ou convexes). Cette sculpture renvoie aux formes organiques qui peuplent la nature et notre corps. On pense aux os qui se « déplient » au fil du temps et à la tension de la peau qui les relient entre eux.

 

 

Dans mes derniers travaux, les formes qu’il imagine sont de plus en plus souvent issue d’un travail de modélisation sur ordinateur avant d’être dépliée virtuellement, permettant ainsi d’imprimer sur papier un patron du modèle 3D. Ensuite je le pli selon les plans du patron pour obtenir le même volume mais augmenté de toutes les traces de travail sur cette fine membrane de papier. Il est ensuite « converti » en bronze."


Le diaporama ci-dessous donne une idée de la direction que prend ma recherche.



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Publié le 19 Février 2009 par Stéphane Gantelet

La sculpture, c’est mon métier depuis 20 ans. A l’origine de ce blog : une idée qui se déplie depuis longtemps.

 

Sur chaque face d’une surface pliée il y a des mots inscrits que je découvre. A un moment les mots s’assemblent et prennent un sens qui s’entrouvre pour dévoiler de nouveaux plis. Donc de nouveaux mots et de nouveau sens. Et, de plis en plis, des volumes, des mots, des images et des associations se déploient. Ce blog c’est une tentative de ne pas seulement figer les choses dans une sculpture. C’est aussi parce que c’est le moment. Dans les creux d’un pli j’ai lu « blog ».

 

Et puis il y a les autres. Ils inscrivent des mots dans les plis eux aussi. Il y a Juliette Mézenc en particulier. Je connais bien cet auteur, présent sur le net au travers de son blog. Depuis quelques temps elle me parle de son projet de «Journal du brise-lames », une sorte de frontière, de ligne de pli, parfois poreuse, qui transpire et contamine mes paysages pliés. Et puis d'autres encore comme Sébastien le guen du Lonely Circus en équilibre sur un fil.

 

Dans un an nous faisons une exposition ensemble. Une immense salle. Des sculptures et des mots. J’espère que le blog sera le reflet de cette progression vers ce point. L’expo sera l’état des choses dans un an. Le blog pourrait être une fenêtre sur les « intensités » à l’œuvre dans ce dépliage d’instances. Je souhaite qu’il donne à entrevoir, au-delà de l’état des choses, d’autres états que les formes et les mots auraient pu prendre en se dépliant différemment. Une sorte de dimension virtuelle incluse dans le réel. Voila comment je vais l’appeler : le blog du réel potentiel ! Ou alors le blog des refusés du réel. Mais rien n’est défini et je m’en voudrais après ce que je viens de dire de figer les choses.

 

Aussi, bienvenue sur cette espèce de fourre-tout, qui, à l’image de l’atelier, saura accueillir tout type d’ébauches et de commentaires.

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