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blog du sculpteur Stéphane Gantelet

fichier/papier/film

36--------------------------------Paddock--------------------------------------

Publié le 22 Octobre 2009 par Stéphane Gantelet




Hier, aller/retour à Chambéry à la Satil rem pour les dernières retouches "cosmétiques" sur le mémorial. Aujourd'hui transport et demain installation.

 

Ce projet remonte à un peu plus d'un an, ce qui est court pour la mise en œuvre et l'exécution d'un projet de taille conséquente. L'histoire de ce projet, car il est temps d'en dire plus, a commencé pour moi à l'atelier par la rencontre avec Philippe Bousquet, architecte (agence Novembre). Il avait une idée en tête bien précise sur la philosophie du projet ainsi qu'une empreinte générale de la surface au sol de ce monument. Et, justement, son idée était de ne pas faire un monument commémoratif frontal mais plutôt participatif. En d'autres termes il voulait que le devoir de mémoire (aux soldats Français morts durant les guerres d'Afrique du Nord : Algérie, Tunisie et Maroc entre 1952 et 1962) puisse se faire par un contact particulier et personnel avec un monument. Dès lors il a imaginé un mémorial en trois temps, sans socle, où la déambulation serait possible sans préavis. Le lieu d’implantation appelait cette dimension de cheminement puisqu’il sera installé au départ de la nouvelle promenade en front de mer à Sète.

 

Et justement, la mer a eu aussi sont mot à dire. En effet, il n’était pas question de briser la ligne d’horizon obligeant ainsi le mémorial à ne pas dépasser un mètre de hauteur, le contraignant, en fait, à rester à hauteur d’homme. Et c’est là que je suis intervenu car Philippe était sensible au travail de plan de mes pliages. J’avais aussi les outils logiciels et un savoir faire suffisant pour donner du volume à son idée. Nous avons donc travaillé ensemble sur des propositions que je lui soumettais régulièrement. A un moment les choses ont commencé à se préciser en termes de volume. Ont suivi des séances de travail à quatre mains sur un fichier 3D. A l’issue de chacune des ces séances de travail je réalisais une maquette. Je crois que j’en ai fait 24 en tout.

 

On a ensuite choisi une usine capable de réaliser pour nous dans des plaques de 8mm d’acier Cor-ten, l’assemblage et la gravure des listes des noms. Il était impossible de le réaliser directement dans mon atelier compte tenu des dimensions et du poids total de l’ensemble (7 tonnes pour 10 mètres de long).

 

Lorsque je l’ai donc découvert à l’usine assemblé et à taille réelle pour la première fois, je suis resté figé, sans voix. Ce projet j’en connais le moindre détail. Chaque point dans l’espace a été, expérience inédite pour moi, l’occasion de longues discussions avec Philippe. Pourtant, le voir en grand a été un choc. La monumentalité d’une sculpture porte en elle une charge d’émotion supplémentaire liée à ses dimensions. Je le savais maisl là je l'ai vécu. J’attends avec impatience les réactions des promeneurs.





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35------------------------------mémorial----------------------------------------

Publié le 21 Octobre 2009 par Stéphane Gantelet

Dans quelques jours, j'aurais installé et inauguré un mémorial face à la mer. 7 tonnes d'acier Cor-ten (mélange acier/cuivre) plié.


En attendant d'en dévoiler plus en voici une image de synthèse:


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34------------------------------Fragments volatiles--------------------------

Publié le 14 Octobre 2009 par Stéphane Gantelet

Une forme nouvelle agite mon esprit et mes mains. La démarche est la même que pour l’huitre que j’ai présenté dans ce blog. La base est une sphère parcourue d’un motif fractal qui dessine un labyrinthe. Un labyrinthe sur une sphère en somme pour tourner en rond à l’infini. Ensuite je lui fais subir une mutation en combinant un tesselage et une optimisation des faces qui la compose. Quelques rotations et étirements plus tard j’obtiens une sorte de graine où de hérisson. Le résultat ne laisse rien voir du dispositif de base qui conditionne cette forme. Pourtant il laisse une emprunte qui rappelle la complexité mentale de résolution du chemin d’un labyrinthe. Car si la forme générale de la sculpture est simple sa peau est d’une grande complexité. Pour s’en convaincre il suffit de regarder les photos des « paper landscape » publiés dans le post précédent. La sculpture, que je pli actuellement et qui me vaut de nombreux maux de tête, comporte ainsi plus de 4000 faces qui sont autant de pièges à clair/obscur accrochant la lumière de manière précise sans que l’on puisse pour autant en garder une topologie en mémoire. La sculpture devient indescriptible mais clair pour l’œil dans l’instant où il la saisie.

 

Voici donc une petite vidéo d’un processus de formation non plus descriptif mais imaginaire avec Solal en guest star.





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33--------------------Paper landscape---------------------------------------

Publié le 9 Octobre 2009 par Stéphane Gantelet










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